En 2003, après mes études à l’Institut Supérieur des Arts Appliqués de Paris, j’ai créé mon atelier de design et d’architecture d’intérieur, voie stimulante pour répondre à mon désir d’exploration, de création, d’expression et d’innovation. J’ai conçu et réalisé du mobilier ainsi que des décors pour des restaurants, des boutiques, en partenariat avec des architectes et des décorateurs. Ainsi a débuté une collaboration sur plusieurs projets avec Jacques Garcia. Mon parcours m’a permis de maîtriser différents matériaux, allant des plus traditionnels comme le bois et le métal aux plus modernes, tels les résines et les élastomères. Au fil du temps, j’ai enrichi et affiné mes techniques de travail pour concrétiser dans la matière l’idée originelle en un objet unique. En 2012, mon travail sur le design m’a ramené à une autre passion, la Nature. Ainsi, pour exprimer sa puissance et sa beauté, j’ai créé des « meubles sculptures » en chêne, je les ai appelés BARKHANE, ce qui m’a conduit à choisir ce mot comme nom d’artiste. Il évoque la beauté de la Nature, les courbes voluptueuses nées de la puissance des vents du désert créant des formes élancées, naturelles, dénuées de toute contrainte. Dans le même esprit et la même matière, j’ai commencé à sculpter des Pinacles. Le chêne est pour moi un bois noble où s’expriment puissance, durée et énergie. Puis j’ai réalisé de nouvelles sculptures, identiques dans la forme, appelées « Tassili » et « Névé ». La magie du moulage et l’utilisation d’une autre matière transforment alors le chêne en glace. Par ces créations, je souhaite faire partager l’émotion qu’elles provoquent, émotion de même nature que celle ressentie devant ces paysages et par là même, illustrer les risques que l’évolution du monde actuel fait courir à la Nature, en l’impactant fortement, ce qui se traduit par l’avancée des déserts et la fonte des glaciers dans le monde.

Au XXIIIe siècle l’humanité renaît de ses cendres après des siècles de vie dans les derniers endroits vivable sur Terre et redécouvre sa planète.

Beaucoup de connaissances du passé ont été oubliées et beaucoup de choses ont évolué dans le monde animal et végétal. L’Homme, dans sa soif de reconstruire, exploite de nouveau les ressources terrestres dont une indispensable pour la construction : le sable.Dans ce qui était autrefois appelé « le bassin parisien », car c’était le fond d’un océan, l’extraction du sable a mis au jour une créature inconnue, considérée comme une chimère, une créature longtemps prise pour extraterrestre. Cette espèce laisse la communauté scientifique admirative devant l’inventivité de la nature. Il faudra attendre de nombreuses années et l’évolution des connaissances scientifiques pour que des paléontologues échafaudent des théories et tentent d’élucider le mystère de la fameuse « Baleine à voile ».

Voici leur théorie :

« Dans les temps anciens au XX et XXI siècle les hommes ont pourchassés les baleines jusqu’à leur quasi extinction. Celles ci ont pu résister et évoluer en développant de nouvelles facultés pour échapper à leur prédateur. Le lent déclin du règne des hommes leur a permis de s’adapter au changement climatiques, aux habitats et aux prédateurs. Il s’agit donc très certainement de l’évolution d’une très ancienne espèce de mégaptère disparue de nos jours, la baleine à bosse, manifestement à cause d’une chasse excessive de l’homme, des milliers de squelettes ayant été retrouvés  sur les mêmes sites portant des marques d’outils métalliques. La baleine utilisait certainement sa voile pour fuir les navires baleiniers en utilisant la force du vent et sa cuirasse semblable à celle de certains poissons du Devonien lui procurait une protection contre les harpons. Au fil du temps la baleine à bosse à donc évolué et associé son chant puissant, audible à des centaines de kilomètres à la bioluminescence de sa voile pour alerter ses congénères d’un danger. A moins qu’elle n’ait été l’attribut des mâles pour la parade nuptiale. Des fentes similaires aux fentes branchiales des requins, laissent penser que ces baleines avaient développé un nouveau mode de respiration sous l’eau… »